La haut dans les Montes de Leon, à deux pas de la Cruz de Ferro. Foncebadon (1440m) un village quasi abandonné qui a survécu grâce au pèlerinage à Santiago
À l’apogée du Camino au XIIe siècle, Foncebadón possédait son propre hôpital de pèlerins, et son église construits peu avant par l’ermite Guacelmo. L’église du XIème siècle devint plus tard une abbaye. Mais, elle fut dévastée pendant la Guerre d’Indépendance (1808-1814) et dut être reconstruite. La fin du XIXème siècle, entraîna le déclin du village. Dans les années 1960 et 1970, de nombreux habitants migrèrent à la recherche d’un emploi. .De ce que construisit l’ermite Gaucelmo, qui consacra sa vie au soin des pèlerins, il ne reste pas grand-chose, si ce n’est l’église de Santa María Magdalena, transformée en « albergue de peregrinos Domus Dei ». En 1991, Foncebadón étant pratiquement inhabitée, l’évêque d’Astorga décida de retirer les cloches de l’église de Santa María Magdalena et de les transférer au Musée du Chemin d’Astorga. Au jour dit, les personnes chargées de la tâche arrivèrent au village. Ils furent accueillis par María, la vieille montagnarde qui, avec son fils, étaient les seuls habitants du village. Elle était perchée sur le toit près du beffroi et brandissait un bâton en criant qu’ils devaient quitter le village sans les cloches qui devaient rester là pour avertir les gens si un incendie était découvert dans le village ou pour guider les pèlerins dans le brouillard. Les hommes furent si surpris par l’attitude de María qu’ils repartirent sans elles


