Camino Olvidado

CAMINO OLVIDADO

Lorsque les rois chrétiens, poursuivant la reconquête, réussirent à déplacer les frontières au-delà de la Cordillère, une nouvelle voie fut ouverte qui évita les inconvénients de la bande cantabrique (mauvais temps, rivières et torrents souvent difficiles à franchir, piraterie…) et, d’un autre côté, bénéficiait de garanties de sécurité acceptables face à la terreur sarrasine qui se répandait sur les terres du plateau même sous domination musulmane. Ce Camino depuis les cols pyrénéens entrait dans les Merindades de Burgos, le sud de la Cantabrie, les montagnes de Valence et León jusqu’à El Bierzo et de là en Galice. Cette route a souvent profité des anciennes routes romaines. Le fait qu’elle traverse les premiers contreforts des montagnes cantabriques explique pourquoi elle est également connue sous le nom de « Chemin de la Montagne ».Au cours de cette route, de nombreux monastères furent installés, principalement de moines fuyant Al-Andalus. On trouve des preuves de couvents, de quartiers monastiques et d’hôpitaux dans la vallée de la Mena, les Merindades, la montagne Boñar, le Bierzo (Cobrana, Congosto, sanctuaire de la Vierge de la Peña où le jubilé pouvait être remporté). On trouve de nombreuses références jacobéennes le long de l’itinéraire : un grand nombre d’ermitages dédiés à Santiago, des iconographies (Balmaseda, Espinosa de los Monteros, temple de la Vierge de la Velilla… Au musée du Camino de Astorga, deux images sont exposées : l’une du monastère d’Otero de Dueñas et l’autre de l’église de Labaniego. Il ne manque pas non plus de légendes telles que celle du lac Isoba ou de Colinas del Campo de Martín Moro Toledano, la Croix Tranchée (Quintana de Fuseros)… Extrait du rapport de Jacinto Prada (2022) dans Gronze








