Guillaume Manier, tailleur Picard originaire de Carlepont, entreprend en 1726 un pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle avec trois compagnons. Motivé à la fois par la foi, l’envie d’aventure et le désir de découvrir le monde, il prépare soigneusement son départ malgré des dettes et une situation précaire. Le voyage est long et difficile : les pèlerins traversent plusieurs villes françaises puis l’Espagne, affrontant la faim, la maladie, les arnaques, les dangers (agressions, conflits) et les conditions pénibles (poux, blessures aux pieds). Pour survivre, ils travaillent ponctuellement ou mendient. Leur parcours est aussi marqué par des scènes marquantes, comme des pendus, des pratiques religieuses strictes ou des tensions culturelles. Manier observe avec curiosité les coutumes espagnoles (alimentation, pratiques religieuses, usages locaux) et relate diverses anecdotes parfois étonnantes ou dangereuses. Il évoque aussi les croyances populaires et les objets collectés par les pèlerins. Arrivés à Compostelle, ils profitent des distributions de nourriture dans les couvents. Sur le chemin du retour, Manier se sépare de ses compagnons en France et poursuit seul son voyage vers Rome. 👉 En résumé, son récit est un témoignage vivant du pèlerinage au XVIIIe siècle, mêlant aventure, difficultés, découvertes culturelles et esprit de débrouillardise La partie Espagnole du pèlerinage de Guillaume Manier, dans l’ordre :Irun,Vitoria ( Gasteiz), Santo Domingo de la Calzada, Burgos, Sahagun, Leon, Ponferrada, Santiago de Compostela. Retour vers le Nord de la Galice, Ribadeo, puis les Asturies :Mieres, Pola de Lema, , Oviedo, à nouveau la Castilla y leon : Pola de Gordon, La Robla, Leon, Valladolid, Madrid, Guadalajara, Soria, Pamplona et enfin Roncesvalles.Ce sont les principales villes et villages qu'il a citées.