Don José María, le « prêtre des soupes à l’ail »
Ce prêtre humble et attachant fut un exemple remarquable d’hospitalité. Pendant un peu plus de trente ans, il fut curé de San Juan de Ortega et dirigea l’auberge des pèlerins avec ses sœurs Julia et Delfina.
Il faut se rappeler qu’il y a encore quelques années, cette auberge était la seule située entre Villafranca Montes de Oca et Burgos. Durant la saison estivale, elle était donc pleine tous les jours.
Malgré cette affluence, Don José María ne manquait jamais, après la messe de l’après-midi, d’agir comme guide. Il offrait alors aux pèlerins une explication détaillée du célèbre phénomène du « miracle de la lumière », du mausolée et des tombes du saint, ainsi que du reste de l’église et des vestiges du monastère. À ce sujet, il rappelait souvent avec humour que les autorités promettaient régulièrement de restaurer les lieux, mais que les travaux ne commençaient jamais.
Après la visite, il demandait la collaboration de quelques volontaires, qu’il envoyait à la cuisine chercher la marmite et les tasses. Tous partageaient ensuite ces inoubliables soupes à l’ail.
C’est ainsi que Don José María gagna l’affectueux surnom de « prêtre des soupes à l’ail ».
On disait de lui qu’il était « le jalon le plus humain et le plus complet parmi ceux qui ont aidé les pèlerins ces dernières années ». Beaucoup d’autres, sans doute, possédaient une plus grande érudition sur le Camino, mais aucun ne le surpassait en humanité et en accueil sincère envers les pèlerins.
